Communications sur le xwé dans le Danxomè, acte 9 : ciɔɖiɖi (adɔxɔ, ɖɛxɔ, sinuka)

Dans l’optique de faire connaître aux publics les tenants et aboutissants du Projet Abomey, la Maison du Tourisme d’Abomey et Région (MTAR) assure l’animation de la Maison du Projet en partenariat avec l’Agence Nationale des Patrimoines Touristiques (ANPT). Ainsi, depuis le 4 juin 2025, elle organise une série de conférences thématisées dédiée au « xwé » (l’enclos parental) dans le Danxomè.

Ce samedi 14 juin 2025, c’était l’acte final. La communication a porté sur les funérailles (ciɔɖiɖi) comme les deux derniers jours mais d’autres sujets ont été abordés, à savoir « adɔxɔ », « ɖɛxɔ », « sinuka ». Ces derniers termes renvoient à des matérialisations favorisant le maintien du lien entre les vivants et les défunts d’un enclos parental dans la culture fon.
Sous la modération de Romuald Michozounnou, les deux conférenciers, Gabin Djimassè et Bachalou Nondichao, ont pris le temps d’expliciter les différentes notions liées aux sujets. Selon eux « adɔxɔ », c’est le temple réservé aux esprits des chefs de collectivité décédés alors que le « ɖɛxɔ » est le temple destiné aux esprits de tous les autres membres de l’enclos parental (ou de la collectivité).
Pour sa part, « sinuka » désigne l’objet conçu pour servir de point de contact entre l’esprit du défunt et les membres de son enclos parental encore en vie. Il est aussi appelé « asɛn », par déformation du mot yoruba « osanyi ». De petites précisions de cette nature ont été données tout au long de la communication comme ce fut le cas durant les 8 précédentes.
L’acte final de cette série de conférences thématisées sur « xwé » dans le Danxomè a été accompagné par les participants dans les strates de l’histoire avec un repas Made in Danxomè, à savoir : « bomiwɔ ».
Terminons la série avec cette pensée du Danxomè qui précise l’importance des concessions ou enclos parentaux : « To ɖo té ɔ, min-xwé min-xwé wɛ ali klan do ». Traduction littérale et donc approximative : « Si le pays existe, c’est parce que les chemins bifurquent vers les enclos parentaux ».








